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L’Aapravasi Ghat

L’Aapravasi Ghat est le lieu où débarquèrent, aux 18e et 19e siècles, à l’île Maurice, les travailleurs indiens. L'édifice vient d’être inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité. Un hommage à ces immigrants qui, à la suite des esclaves Africains, ont bâti l’île Maurice moderne. l’inscription de l’Aapravasi Ghat sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco a placé Maurice sur la carte culturelle du monde.

Plus de deux ans d’efforts des autorités mauriciennes ont été nécessaires pour voir enfin l’inscription du site, lieu de débarquement des travailleurs engagés à Maurice, sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.

L’Unesco a ainsi reconnu la valeur universelle non seulement du site, mais aussi de l’histoire de l’engagisme, estimant qu’ils méritent le titre d’héritage commun à toute l’humanité. Le 2 novembre, date de la célébration officielle de l’arrivée des premiers immigrants indiens à Maurice, l’Unesco a apposé “sa” plaque sur le site, confirmant le nouveau statut de l’Aapravasi Ghat.

L'histoire

Un petit quai, une quinzaine de marches, plusieurs bassins où les nouveaux arrivants dans l’île devaient prendre un bain, des bureaux, le tout construit en pierre, c’est ce qui reste de l’Apravasi Ghat, le port de débarquement des travailleurs indiens à l’île Maurice aux 18e et 19e siècles, inscrit le 12 juillet au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Abandonné jusqu’à ces dernières années, ce lieu situé à Trou Fanfaron, non loin de Port-Louis, est en rénovation complète pour lui rendre son aspect originel. L’histoire commence en 1834 quand la Grande-Bretagne choisit de faire venir des travailleurs sous contrat pour travailler dans les plantations de canne à sucre, afin de remplacer les esclaves africains en cours de libération. Environ 500 000 travailleurs indiens (hommes et femmes), débarquèrent ainsi à Port-Louis jusqu’en 1920.

 "L’engagisme" ou le travail sous contrat, représentait un système de transition économique entre l’esclavage et le travail libre. L’Aapravasi Ghat est le premier port qu’ont touché les travailleurs indiens avant d’être envoyés dans d’autres parties du monde, notamment aux Caraïbes et dans les îles du Pacifique, mais aussi à La Réunion et en Afrique du Sud. C’est le seul dépôt d’immigration qui reste au monde ; très peu de ces pays qui ont accueilli des immigrants ont gardé une structure tangible de l’engagisme, même s’ils ont d’autres structures telles que des stations de quarantaine.

Travailleurs acharnés

Venus "trouver de l’or" - c’est ce qu’on leur disait avant de prendre le bateau en Inde - dans les plantations de canne à sucre, ces agriculteurs ont travaillé la terre, produit le sucre, et permis à l’industrie sucrière de l’île de poursuivre son activité. Elle avait besoin de main-d'œuvre, car seuls quelques centaines d’esclaves formés ont continué y à travailler, en tant qu’artisans, après l’abolition de l’esclavage. À cette époque, cette industrie était florissante. Elle doit sa prospérité et sa compétitivité au travail assidu, discret, tenace des travailleurs indiens, hommes, femmes et enfants confondus. "Ils sont venus dans des conditions de transport difficiles, par bateau, traités comme des animaux à leur arrivée et affectés aux différents établissements sucriers pour faire face à une tâche très dure, du matin au soir, rapportent des historiens. Le manque de soins médicaux, l’absence d’un système éducatif, les abus de la police acquise à la cause des patrons sucriers, firent que le sort de ces laboureurs n’était guère meilleur que celui réservé aux esclaves avant 1835." La moitié d’entre eux rentrèrent dans leur pays natal à la fin de leur contrat, mais les autres s’établirent définitivement dans l’île.

Venus principalement de l’État du Bihar, ils n’ont pas gardé de liens avec leur pays d’origine et très rares sont les Mauriciens d’aujourd’hui qui ont pu retrouver leur famille restée en Inde. Grâce à leur travail, l’industrie sucrière a prospéré et dominé l’économie de l’île pendant de nombreuses décennies. Peu à peu, l’argent du sucre a permis la diversification de l’économie, vers l’hôtellerie et le tourisme puis vers la zone franche manufacturière, à la fin des années 1970. Des piliers économiques qui font aujourd’hui vivre les 1,2 million de Mauriciens. L’île est ainsi sortie de la pauvreté et entrée dans le groupe des pays en développement...

 

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